Deuxième carnage du loup dans la bergerie de Guillaume Menut dans le Var, la FNO demande que les éleveurs puissent enfin défendre leurs troupeaux

Dans la nuit du 20 au 21 décembre 2019, Guillaume Menut de l’Earl LA RAPHELE a connu une deuxième attaque de loups en plein coeur de sa bergerie, à La Verdière dans le Var. Encore plus sanglante et mortelle que la première, plus d’une vingtaine de brebis a été éventrée, blessée ou tuée par les loups.
C’est la deuxième fois en 5 jours que l’éleveur subit une attaque. Dans la nuit du 16 au 17 décembre 2019, Guillaume Menut avait déjà retrouvé 6 brebis égorgées par le loup. Depuis 5 ans, cet éleveur a été confronté à plus d’une vingtaine d’attaques que ce soit dans les collines varoises où pâturent ses brebis ou dans les champs qui entourent sa bergerie.
Toujours sans moyen de défense, l’éleveur n’a pas d’autre choix que d’attendre avec désespoir la troisième attaque et de voir le fruit de son travail ruiné en quelques instants.

Pour Claude Font, secrétaire général de la Fédération Nationale Ovine en charge du dossier prédation : « Avec ces attaques en bergerie à répétition, la ligne rouge est vraiment franchie. Depuis plus de 20 ans, nous sommes le garde-manger des loups de France : ça suffit ! Aujourd’hui, nos brebis ne sont même plus en sécurité dans les bergeries. Nous ne pouvons pas laisser, plus longtemps, l’élevage ovin sans défense. J’appelle à une prise de conscience rapide au plus haut niveau de l’Etat. Les plans loups successifs sont des échecs. Ils ont été conçus pour répondre à deux objectifs : celui de la conservation du loup et celui de la sauvegarde de l’élevage et des activités pastorales. Force est de constater que le deuxième objectif n’es toujours pas rempli.
La FNO demande, immédiatement, une révision du cadre législatif pour que les éleveurs puissent défendre librement leurs troupeaux et que le loup apprenne enfin à crainte l’homme. Dés aujourd’hui, les louvetiers viennent assurer la défense de cette ferme et avoir accès à des fusils équipés de caméra thermique pour être plus efficaces. Les aides proposés lors de la première attaque ont montré leur inefficacité. »

En cette période, la FNO a une pensée toute particulière pour l’éleveur et sa famille qui vont passer les fêtes de fin d’année dans la crainte d’une nouvelle attaque et le désarroi.

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