L’agriculture en Région Lorraine

85% du territoire est agricole et sylvicole. La SAU est nettement marquée par l’activité d’élevage avec 38% de la SAU de la région en STH (contre 28% de la SAU nationale). 2/3 des exploitations sont concernés par une activité d’élevage, que ce soit en complément d’une seconde activité, en polyculture élevage ou à titre exclusif. L’autre grand secteur agricole lorrain est celui des céréales et oléo-protéagineux, associé ou non à un atelier d’élevage.
L’élevage ovin en lorraine représente 3,5% du cheptel ovin national. La Région se positionne en 10e position au niveau national.

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En bref… L’élevage ovin en Lorraine

La Lorraine compte 575 éleveurs dits professionnels, c’est-à-dire qui possèdent plus de 50 brebis et demandent l’Aide Ovine. Cela représente 158 850 brebis avec un effectif moyen de 276 brebis. Le nombre d’éleveurs a diminué de 2,5% entre 2012 et 2013. Cette diminution est due à 2 problématiques :

  • le cours des céréales qui a favorisé le retournement des prairies, bien que le cours du marché de l’agneau soit très favorable à la production;
  • La transmission des troupeaux qui reste difficile, 46% des exploitants ont plus de 50 ans.

La Région est répartie sur deux types de production :

  • production d’agneaux d’herbe : les agneaux sont produits à l’herbe. L’alimentation est complémentée en concentré pour 50% d’entre eux. Cette production est dominante dans l’ouest de la Moselle (secteur Sarrebourg, Lorquin) et dans les Vosges, zone herbagère;
  • production d’agneaux de bergerie : les agneaux sont produits en bergerie, seuls les adultes et le renouvellement sortent en pâture. Cette production est dominante en Meurthe-et-Moselle et en Meuse, zone céréalière.

La prédation du loup

La Lorraine est également touchée par le loup. Après le département des Vosges, en 2011, c’est au tour de la Meuse, qui depuis 2013 a vu le loup s’installer sur le territoire. Si les Vosges ont connu environ 65 attaques depuis 2011, la Meuse comptabilise 54 attaques en 2 ans dont 2 attaques sur des jeunes bovins.

Des mesures ont été prises comme : la mise en place de clôtures électriques, la surveillance des troupeaux par les éleveurs ainsi que par les lieutenants de louveterie et les aides-bergers, les différents tirs (effarouchement et défense).