Une grande diversité adaptée aux contextes locaux

En 2013, la Région Rhône-Alpes dénombre 1 415 élevages d’ovins viande, et 258 247 brebis (source AO 2013). Le cheptel rhône-alpin représente 5% du cheptel ovin viande national. Ce chiffre place la Région au 8e rang français. L’Ardèche et la Drôme sont les deux départements où se concentrent les exploitations ovines. 90% du cheptel sont localisés en zone de montagne et presque 100% en zone défavorisée[1]. Ajouté à la grande diversité géographique de Rhône-Alpes, il en résulte une multitude de systèmes d’élevages adaptés à des contextes locaux diversifiés. Le système transhumant est le plus répandu. La nature des sols de notre Région ne laisse guère de choix, le système extensif avec des brebis rustiques est le seul qui permette de valoriser au maximum la qualité des fourrages et des pâtures.

 

L’élevage ovin en Rhône-Alpes, gage de qualité

Caractérisée par sa grande diversité de territoires, la Région Rhône-Alpes permet à la filière ovine régionale d’offrir une grande variété de produits issus de l’agriculture : entre l’arboriculture, le maraîchage et les autres productions animales, la production de viande d’agneau tire son épingle du jeu en misant sur la qualité. En effet, le Label Rouge « l’agneau de l’adret » est un Signe Officiel de Qualité incontournable. Ce Label Rouge n’a pas d’IPG, comme celui de Sisteron, 90% des agneaux de l’adret sont issus des fermes de Rhône-Alpes. Par le biais des coopératives (GMS, bouchers) ou des circuits courts (magasins de producteurs, AMAP, vente directe), le consommateur a un large de choix de points de vente.

La Région Rhône-Alpes a été une des premières Régions de France concernée par le loup. En 2014, 345 attaques et 2013 victimes ont été indemnisées. A cela s’ajoutent les brebis disparues, qui seraient aussi nombreuses, voire plus que les brebis constatées mortes.