Dégâts du loup : près de 10 000 victimes

Depuis sa réapparition dans les Alpes du Sud en 1992, les dégâts du loup n’ont cessé d’augmenter, faisant subir une pression à un nombre grandissant d’éleveurs dans un secteur géographique toujours plus étendu.

En 2016, le loup a fait 9 788 victimes en 2 735 constats d’attaque. A ce nombre de victimes et de constats, il faut ajouter toutes les attaques qui n’ont pas fait l’objet d’un constat parce qu’elles n’ont pas fait de victimes (bien qu’elles aient fortement perturbé le troupeau), ou parce que le berger n’a pas retrouvé les victimes. Il faut aussi ajouter au nombre des victimes toutes les brebis qui ne sont pas retrouvées lors des attaques, qui ne sont pas constatées mais bien perdues pour les éleveurs, ou encore toutes les brebis blessées et qui finiront par mourir de leurs blessures.

Géographiquement le loup s’étend et il a fait en 2016 des attaques et des victimes dans 25 départements français. Si on a l’habitude de penser que le loup est un animal de montagne ou de zones très isolées, c’est une erreur:  le loup peut vivre dans des milieux très variés et sa présence est avérée dans des zones périurbaines.

En 2016, le loup c’est :

9788
animaux tués
2735
attaques
21
de dépenses publiques
25
départements touchés

Le stress permanent de l’attaque

Il est à noter que pour réduire l’impact des prédateurs sur leurs troupeaux, les éleveurs ont fait beaucoup d’efforts de mise en place de moyens de protection : chien de protection, regroupement nocturne…, qui n’ont jamais permis de faire baisser le nombre annuel  de victimes. (Pour plus d’informations voir la page sur les moyens de protections.)

Même si ce chiffre rapporté au nombre d’éleveurs fait peu de victimes par éleveur, les statistiques ne reflètent pas la réalité de ce qu’ils vivent en zone de prédation. Même s’ils ne sont pas attaqués, les éleveurs de ces zones vivent dans le stress permanent des attaques.