loup abattu par un éleveur dans le cadre de la défense de son troupeau

Des moyens de protection qui ne suffisent pas pour se défendre face au loup

Malgré la mise en place des moyens de protection, les éleveurs sont de plus en plus soumis à la prédation : le loup s’adapte et déjoue les dispositifs mis en œuvre par les éleveurs.

Dans ce cadre, les services de l’État ont prévu un protocole d’intervention et de destruction de loup dérogatoire à son statut d’espèce protégée (voir page statut de protection). Ce protocole devrait permettre de faire baisser la pression sur les exploitations.

Trop de contraintes pour défendre efficacement son troupeau

La destruction de loups intervient sur arrêté préfectoral au vu des attaques constatées :

  • Un premier niveau consiste en des tirs de défense (renforcés si le préfet autorise les balles de chasse comme munition) qui autorisent les éleveurs et les bergers à tirer sur les loups à proximité de leur troupeau.
  • Un deuxième niveau consiste en des tirs de prélèvements qui mettent en place des possibilités de tir de loups par des agents de l’Etat (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage), des lieutenants de louveterie et même des chasseurs.

Cet arrêté préfectoral est toutefois largement insuffisant : le nombre de victimes et d’attaques de loup augmente chaque année; il n’est pas mis en place de façon efficace : les prélèvements ne sont jamais effectués en totalité. En 2014, l’accord prévoyait la possibilité de détruire 24 loups, plus 12 si le plafond était atteint. Seulement 15 loups ont été prélevés dans ce cadre. Le loup est un animal intelligent et le chasser n’est pas une chose facile.

Se défendre face au loup : les chiffres 2014

  • 416 autorisations de tir de défense dans 14 départements
  • 50 autorisations de tir de défense renforcée
  • 41 autorisations de tir de prélèvement
  • 24 loups prélevables (+ 12 si le plafond était atteint)
  • 15 loups prélevés