Le loup doit être regulé sans plafond!

L’acte II du Quinquennat sera celui de l’aménagement nouveau du territoire pour « résorber les fractures » a annoncé le Président de la République lors du Congrès 2019 des Maires de France.

L’intention est louable. Encore faudrait-il que les politiques publiques conduites par l’Etat n’aggravent pas ces fractures. Or c’est précisément ce qui se passe sur le dossier loup et sur le dossier ours.

La prolifération des loups et la réintroduction des ours sont décidées par le gouvernement en totale contradiction avec les demandes exprimées des décideurs et des acteurs locaux qui observent, impuissants, le déclin économique de leur territoire et le découragement des éleveurs.

Concernant le loup, malgré l’augmentation des plafonds de prélèvement en 2019 et les mesures expérimentales mises en partie en place, l’échec du plan national loup est encore plus flagrant : 10 486 animaux avaient déjà été tués par les prédateurs au 31 octobre.

Les manifestations organisées par la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs dans toute la France demain, 27 novembre 2019, expriment aussi ce manque de considération de l’Etat, qui se confirme chaque jour un peu plus, vis-à-vis de des éleveurs dans les territoires conquis par les ours et les loups.

Le 27 novembre 2019, lors de la réunion du groupe national loup qui se tiendra à Lyon, FNSEA, FNO, FNB, FNC demanderont que le loup soit soumis à une régulation sans plafond de prélèvement, tout au long de l’année et sur tous les territoires, y compris dans les coeurs de parcs naturels nationaux et les réserves naturelles tant que la pression de prédation n’est pas réglée.

Il est temps désormais pour les Pouvoirs Publics de passer aux actes, de se nourrir du « concentré d’expériences » des éleveurs victimes des prédateurs depuis plusieurs décennies (bientôt 30 ans pour le loup) et de répondre à leur détresse. FNSEA, FNO, FNB, FNC réclament des mesures à la hauteur des enjeux sur ces territoires afin de donner les moyens aux éleveurs de nourrir leurs animaux à l’herbe en plein air et le droit d’exercer leur métier sereinement.

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