« Moi, le loup est en train de tuer mon exploitation. »

Je ne peux plus faire mon travail d’éleveur. Pour vous dire, chaque année, le nombre de femelles qui naissent sur mon exploitation me permet juste de remplacer celles qui ont été tuées par le loup.
Quand j’ai eu les premières attaques chez moi dans les Préalpes de Grasse (Alpes-Maritimes), ils nous ont dit que c’était des chiens ! Moi, avec mon expérience de l’alpage, je savais bien que c’était des loups. Les constats l’ont vite révélé.
Dans ces collines, moi, j’y pâture toute l’année. Il faut comprendre que dans ces parcours, on garde les brebis, parfois toute la journée, sans voir l’ensemble du troupeau à cause de la végétation.
Aujourd’hui, je n’ai plus de vie de famille, je suis tous le jour à garder mes brebis, chercher des cadavres, faire des constats…c’est usant cette vie avec le loup. On a l’impression de se faire cambrioler tous les jours.
Pour vous dire, on est le 5 février et j’ai déjà eu 6 brebis mortes, attaquées, depuis le début de l’année. Mais le pire, c’est quand je sors mes petits agneaux au printemps, le loup fait un massacre là-dedans. Il me mange 3 à 4 agneaux par semaine sans compter ceux que je ne retrouve jamais.

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